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Les origines du Kotani Dojo

Le Kotani Dojo est né à l'automne 2009, d'une rencontre dans un village des Alpes japonaises, à Otaki, au pied du mont Ontake, avec Yoko Kotani Sensei, une femme merveilleuse, forte de 40 années de pratique. Comme un vieux rêve qui pouvait enfin se réaliser : découvrir l'art du Kendo en plein coeur du Japon alpin.

Je l'ai quittée avec deux promesses : celle de créer un Dojo et celle d'ouvrir une section enfant. De retour en Belgique, j'ai tenu ma première promesse avec l'aide précieuse de Sensei Serge Hendricks du Wakakoma Kenshikai et avec l'aide inestimable de la Fédération Belge de Kendo. La création de notre Dojo répondait à un manque évident pour toute la région namuroise.

Le Kotani Dojo tire donc ses origines des Alpes japonaises, d'une femme forte et puissante dont le nom de famille, "Ko - Tani = "petite vallée", décrit à merveille la vallée mosane de Namur. Etait-ce un hasard ? Il tire sa force quotidienne de l'engagement chaleureux de ses membres plus anciens ainsi que du soutien continu de Sensei Dany Delepière, ex-président de la All Belgium Kendo Fédération (ABKF), sans l'aide de qui le Kotani Dojo n'aurait pu atteindre sa neuvième année d'existence. Il souhaite enfin faire une place à Namur pour l'âme des Kamis puissants du Japon qui nourrissent l'art du Kendo et fondent une part importante de l'identité culturelle nippone.

Le Kotani Dojo est en quelque sorte la somme heureuse et puissante de rencontres dont chaque membre, par sa pratique du Kendo, porte une part essentielle de l'identité.

(Régis Defurnaux, fondateur)





Les racines du dojo

Dans bien des lieux de pratique, le souci premier est d'être authentique. A cause de cette recherche, la "tradition" (élément chargé d'exotisme pour les occidentaux) fascine les esprits et devient facilement un dogme qui dénature la pratique. En effet, à trop vouloir se penser plus Japonais que les Japonais eux-mêmes, on en oublie notre identité occidentale. Pratiquer en connaissant les origines d'un art martial mais tout en pouvant rester soi-même, en toute humilité, nous semble primordial.

Ce que nos idées reçues nous font oublier trop souvent également, c'est que le Japon n'est pas réductible à un stéréotype : comme tout autre pays, comme toute autre société, le Pays du Soleil-Levant est résolument multiple et complexe. Il en est de même pour la pratique du Kendô qui variera invariablement avec le style du professeur, le pays dans lequel il est pratiqué et, bien entendu, dépendra fortement de l'état d'esprit des membres qui évoluent au sein de leur dojo. Il existe donc potentiellement autant de pratiques différentes que de dojos voire même de pratiquants.

Bien entendu, le Kendo est codifié de manière à rester cohérent, et ce où que vous soyez dans le monde. Les règles et les exercices en Kendo sont universels et c'est donc bien dans les nuances des styles pédagogiques et des attitudes des pratiquants que des différences émergent.

Comme Régis Defurnaux l'explique dans le texte ci-dessus, notre Dojo est directement lié au Japon de par sa rencontre avec cette enseignante du Kendo du village d'Otaki. Mais de quel Japon s'agit-il ? Un Japon délicat et bienveillant mais également fort et résolu. Cette image de Kotani-Sensei constitue une des toutes premières couches de l'identité du dojo.

Il s'agit là de nos fondations : la convivialité et le respect des rythmes et des aspirations de chacun de nos membres couplés à une bienveillance à toute épreuve à leur égard. C'est grâce à ces valeurs qui nous sont chères et qui nous définissent que nous pouvons surmonter ensemble les difficultés qui se présentent, tant au niveau de la pratique que dans nos vies en dehors du dojo.

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Le tronc du dojo

Sur nos fondements essentiels, vient se superposer une autre facette de notre identité, à savoir une vision d'un kendo puissant, élégant et réfléchi que nous héritons de nos professeurs belges et du leur : Hirakawa-sensei.

Que l'on ne s'y trompe pas, si le kendo est également un sport, il est d'abord et avant tout un art martial. Cela suppose une certaine attitude dans l'étude comme dans l'exécution : à la différence de l'escrime occidentale, où seule la touche compte pour marquer le point, en kendo il est nécessaire pour obtenir un ippon d'adopter une attitude fière et noble associée à une technique et une vigilance irréprochables.

On aurait très vite fait d'utiliser les vocables "traditionnel" ou "authentique" pour désigner ces aspects du kendo, mais il s'agit simplement d'une question de cohérence, puisqu'il ne s'agit pas simplement d'aller toucher l'autre, mais bien d'effectuer une coupe pour laquelle le shinai (le sabre en bambou utilisé lors des assauts) se doit d'être considéré comme un véritable katana.

Dans cette optique, chaque frappe que l'on effectue se doit d'être effectuée sans retenue, comme si c'était la dernière. Pour ne pas nous égarer dans une pratique qui deviendrait un simulacre de kendo, nous nous devons de toujours mettre ces principes en œuvre à chaque instant. Il ne nous aurait pas été possible d'ancrer cette nécessité de pratiquer un kendo sincère sans l'aide inestimable de Dany Delepière, parrain de notre dojo et ex-président de l'ABKF, notre fédération nationale.





Les branches et les bourgeons

Il s'agit ici des anciens du dojo et des nouveaux membres qui viennent grossir nos rangs chaque année. Chaque membre du Kotani porte en lui une part de l'identité du dojo, que ce soit les ambitieux - débordants d'énergie - ou bien encore les membres plus sages, qui trouvent leur plaisir dans une pratique plus introspective.

Chaque personne qui rejoint le dojo amène inévitablement sa pierre à cet édifice qu'est notre petit groupe basé à Namur, mais dont les membres viennent de tous horizons et apportent leurs propres désirs et vision sur la pratique qu'ils partagent dans un environnement convivial ou la camaraderie et le respect d'autrui font loi. Ces membres grandiront, et les plus courageux d'entre-eux deviendront à leur tour le tronc d'une autre génération de pratiquants, leur instillant - je l'espère - une fraction de ce que nous sommes, de ce que nous aurons été.

(Cederik Leeuwe, chargé de cours du Kotani dojo)

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